De la navigation aérienne

Publié le par RL

Hier, petite navigation aérienne. Cette fois-ci j'ai bien bossé :

  • Le tracer du chemin est fait sur une photocopie de la carte IGN (la carte aéronautique est inutile ici et toute façon trop peu précise).
  • J'ai calculé mes différents caps compas et mes temps de vols, en tenant compte du vent.

On va voir ce qu'on va voir !

Histoire de jouer les esprits chagrins, un grain vient à passer sur le terrain au moment de partir... Renoncer ? Jamais ! Il suffit d'attendre que le gredin nébuleux passe son chemin : derrière le ciel est clair. Nous décollons donc après le passage de la pluie. Je me dirige d'abord vers mon premier point, le carrefour Margot, immanquable. Je contourne la queue du grain qui traine les pieds pour aller cracher sa verve aqueuse sur le Suriname voisin. Le temps est calme, ça tremble un peu vers 1 300 ft. Ensuite, le plus dur commence. je dois voler jusqu'à une crique, c'est-à-dire une petite rivière. Et là, c'est le drame... la crique est introuvable. Avec mon instructeur, aux vues du temps de vol et des informations au sol nous supposons que nous y sommes et je vire pour rattraper une piste que je ne trouve pas (pourtant je l'ai vue, elle existe !)... Bon, ce n'est pas grave, le temps étant écoulé, on va dire que c'est là, quelque part sous les arbres. Je vire donc pour rejoindre la route de Paul Isnard, dont on aperçoit bientôt le vert clair des abords dégagés. Nous interceptons la route, qui est  alors une piste près de Cariacou. Nouveau virage vers le terrain en remontant la route. Je m'aperçois alors que le cap que j'ai calculé n'est pas tout à fait le bon car je me dirige sur les îles Arouba : le vent, en traitre perfide et insidieux, a changé de direction et/ou de vitesse ! Nous arrivons au terrain. J'ai le choix entre intégrer en étape de base ou faire la procédure en entier. J'opte pour la seconde solution, histoire de faire durer le plaisir et, après ma verticale terrain où je constate que les biroutes sont à plat, j'intègre le tour de piste et me pose.

Au débriefing, nous constatons, avec mon instructeur, que j'ai dépassé la crique que je visais. De plus, la portion de piste que je comptait rejoindre n'existe plus où est cachée par la végétation (on voit encore son tracer dans la canopée). Moralité, comme la carte date, j'aurais dû mieux étudier ces deux points avec un logiciel de cartographie, comme Google Map pour bien prendre mes repères.

Publié dans ULM

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