Belle modernité

Publié le par Romain Lebourg

Une belle modernité, mais à quel prix ?

Mon activité récente m'a fait me pencher sur l'état de notre aviation au jour de l'attaque allemande sur le front de l'Ouest. Et une évidence qui était sous mes yeux depuis longtemps a fini par me sauter au visage : en mai 1940, l’aviation de reconnaissance est la plus moderne des quatre branches de l'aviation française ! Quelques explications et nuances sont toutefois nécessaires, de même qu'un retour sur l'état de sa consœur l'aviation d'observation.

Une aviation de reconnaissance moderne

Comme le montre le graphique suivant, les 13 groupes de reconnaissance (GR) métropolitains étaient tous équipés d'un matériel moderne et performant. Les Potez 637 et 63-11 étaient en effet équivalents à leurs homologues Dornier Do 17 P de la Luftwaffe... mais également tout aussi vulnérables face aux chasseurs modernes. Les dotations n'étaient pas toujours complètes car certaines unités avaient subi une plus grande attrition que d'autres durant la Drôle de Guerre ; de plus, je me dois de signaler qu'il s'agit des effectifs globaux, pas des avions réellement disponibles.

Effectifs des groupes de reconnaissance basés en métropole, au 10 mai 1940

Effectifs des groupes de reconnaissance basés en métropole, au 10 mai 1940

Une montée en puissance qui fait rêver :

Mieux ! On constate que 4 groupes étaient en train de recevoir un appareil encore plus performant : le Bloch MB-174. Cet appareil était sans réel équivalent outre-Rhin. À ce stade du conflit, il était capable de semer les chasseurs allemands lorsqu'il volait à haute altitude. Il ne s'agissait cependant que d'une version de transition puisque la "vraie" version de série devait être le MB-176. Cet appareil aurait permis de réaliser un vieux rêve de l'armée de l'Air : doter les GR d'un appareil apte à effectuer les missions demandées ET du bombardement léger !

Signalons également l'existence d'au moins 3 Dewoitine D.520 réservés aux missions photographiques, mais attribués au GC I/3. Comme les Supermarine Spitfire PR I, ces chasseurs avaient été désarmés et équipés d'un appareil photographique. Leur seule planche de salut était donc leur vitesse. Il semble qu'ils aient servi à la transformation des pilotes de chasse et non à la reconnaissance. Alors que le ministre de l'Air, André Laurent-Eynac, était certainement convaincu qu'ils étaient l'avenir de la reconnaissance aérienne*.

Mais des plans initiaux non réalisés :

Toutefois, cette réalité en masque une autre : le plan de modernisation initial n'était pas encore achevé. En 1938, on prévoyait alors :

  • 4 GR de GQG équipés de B4 (Amiot 351 ou 354) ;
  • 10 GR d'armée équipés de A3 (P. 637 puis 63-11) ;
  • 52 GAO équipés de A3 et de T3.

Outre qu'il manquait un GR de GQG, les 3 unités de ce type, affectées chacune à une division aérienne (DAé), étaient équipées de types A3 et non de types B4 ; seul le GR I/61, basé en Afrique du Nord (AFN), avait bien reçu des Martin M.167-F.

Effectifs des groupes de reconnaissance basés outremer, au 10 mai 1940

Effectifs des groupes de reconnaissance basés outremer, au 10 mai 1940

L'explication est simple. Les nouveaux bombardiers quadriplaces sortaient encore au compte-goutte et ne permettaient donc pas de rééquiper rapidement les unités de bombardement (qui en avaient bien besoin). Cela était encore plus dramatique si on considère les seuls B4 Amiots dont seulement 12 exemplaires étaient en ligne, dispersés dans 4 GB ! Ainsi, les M.167-F, initialement commandés pour les GR de GQG, furent-ils distribués aux 4 GB du Groupement n°2 et au GB I/39, afin de hâter la modernisation du bombardement**.

Du côté des GAO, la situation était plus problématique et illustre un problème plus général.

Les GAO, une modernisation à moitié effectuée :

J'ai déjà abordé les difficultés auxquelles a été confronté le programme T3. Elles expliquent pourquoi, au 10 mai 1940, les seuls appareils modernes au sein des GAO étaient du type A3.

Un rééquipement matériel inachevé :

Toutefois, bien que le P. 63-11 leur soit dédié, les unités étaient passées après celles de la reconnaissance et leur rééquipement n'était donc pas achevé. Il était toutefois bien avancé, comme l'indique le graphique suivant :

source : Ehrengardt C-J, L'aviation française, 10 mai 1940, in Aérojournal n°1 juillet 1997

source : Ehrengardt C-J, L'aviation française, 10 mai 1940, in Aérojournal n°1 juillet 1997

On peut donc constater qu'une majorité de groupes (65,8 %) avait reçu 6 P. 63-11, voire plus ; les plus mal lotis (13,2 %) ne possédaient que 3 appareils modernes dans leurs effectifs. Globalement, même si les GAO équipés de matériels anciens devaient être prioritaires, on ne distingue aucune priorisation (on aurait pu s'attendre à un effort sur les unités des Ière et VIIe Armées, aussi).

Du personnel formé en trop faible quantité :

En revanche, côté personnel, le bilan était moins reluisant. Selon C-J Ehrengardt, il y avait à peine moins d'équipages formés dans les GAO pour mettre en œuvre les nouveaux Potez***. Mais on déplorait malgré tout des pénuries de mitrailleurs, car leur augmentation prévisible n'avait pas été anticipée ; il fallut donc parfois faire appel aux volontaires parmi le personnel au sol ou utiliser les observateurs présents en forte proportion. Dans certains groupes, comme au GAO 501, les commandants formèrent même des équipages immuables ! ainsi, certains personnels n'effectuèrent donc plus aucune mission de guerre.

Par conséquent, un équipage mis hors de combat ne pouvait pas être remplacé rapidement ! En effet, il n'y avait pas d'équipage entraîné "surnuméraire" et, de façon générale, les écoles ne formaient pas assez rapidement leurs élèves. Si on ajoute à cela le fait que les appareils de type A2 furent très peu, voire pas du tout utilisés en mission de guerre, un constat s'impose : ce furent toujours les mêmes qui allèrent au charbon et il n'y eut pas de relève possible.

Dans ces conditions, le potentiel d'un GAO pouvait donc vite décliner de façon irrémédiable à brève échéance. Et celui des GR également puisqu'ils étaient confrontés au même problème du remplacement des équipages perdus.

Un déclin inéluctable

L'aviation de renseignement souffrit beaucoup face à la chasse et la DCA allemandes. En effet, bien qu'atteignant, voire dépassant les 400 km/h, les Potez 63 n'étaient pas assez rapides pour semer les chasseurs allemands, ni assez bien armés pour les repousser, ni suffisamment blindés pour encaisser les coups. En outre, le remplacement n'était pas assez rapide. Les effectifs de certains groupes fondirent donc comme neige au Soleil. Ce qui devint vite problématique.

Déshabiller Pierre pour habiller Paul

Outre la perte des grandes unités des Ière, VIIe et IXe Armées dans la bataille des Flandres et de la Belgique, ce rapide déclin explique certainement une de mes premières observations lors de mes recherches.

En effet, lorsque les GAO de ces armées furent repliés, ils durent céder leur matériel et une partie de leur personnel aux unités de reconnaissance qui avaient durement souffert. Le reste poursuivit le repli et n'eut plus l'occasion de remonter au front. C'est ainsi que, vers le 20 mai 1940, les GAO 503, 504 et 552 cédèrent leurs Potez au GR I/14, qui vit ainsi son potentiel regonflé de 10 machines et donc multiplié par... 3 ! Au moins 7 navigants lui furent également transférés. Un groupe tout neuf pour le prix de quatre !

Dans le même ordre d'idée, on peut citer le "remplumage" d'unités par pure et simple incorporation d'autres. Ainsi, le 22 mai 1940, le potentiel du GR II/33 fut regonflé par l'apport de six équipages du GAO 586 et leurs avions. Comme le rappelle le sous-lieutenant René Collot, c'était un renfort inespéré :

"Atterrissage au Bourget à 21 heures. Le commandant Alias vient en personne nous accueillir chaleureusement ; il ne croyait plus possible un renfort aussi important pour son groupe décimé."****

Dans le même ordre d'idée, le GAO 1/508 fut remis sur pied grâce aux moyens du centre de transformation sur Potez 63-11 de Romilly puis par ceux des GAO 1/589 (4e DCr) et 581 (1ère DCr) ; le groupe remplaça alors provisoirement le GR de la VIe Armée, jusqu'à sa relève par le GR I/14, le 6 juin.

Outre le manque de personnel, ce regroupement des moyens était rendu nécessaire par la capture de l'usine SNCAN***** de Méaulte, le... 16 mai 1940 ! En effet, c'était là qu'étaient assemblés les Potez 63-11. Cette étape cruciale de la fabrication fut certes déplacée à Évreux, mais seuls 21 à 28 appareils purent être terminés avant la prise de la ville, le 11 juin 1940 !

Un renseignement regonflé à l'aube du Fall Rot ?

À l'aube de l'assaut final des armées allemandes contre l'armée française, le 5 juin 1940, il restait en lice :

  • 11 GR sur les fronts  Nord et Est ;
  • 1 GR en transformation sur le front des Alpes ;
  • 1 GR en transformation à l'Intérieur ;
  • 23 GAO aux effectifs variables ;
  • 1 GAO en transformation (ancien centre d'entraînement).

Si le nombre de GR était globalement maintenu, celui des GAO avait été presque divisé par deux ! Les graphiques suivants permettent de visualiser l'état de notre aviation de renseignement à la veille de cette bataille finale.

Effectifs des unités de l'aviation de renseignement au 5 juin 1940Effectifs des unités de l'aviation de renseignement au 5 juin 1940Effectifs des unités de l'aviation de renseignement au 5 juin 1940

Effectifs des unités de l'aviation de renseignement au 5 juin 1940

Comme on le constate, les effectifs étaient très variables, allant d'une très bonne dotation (plus de 13 appareils) à un effectif critique ; aucun des GAO n'atteignait l'effectif théorique de 12 appareils. Malgré les disparités visibles, l'équipement moyen d'un GAO en Potez 63-11 n'avait pas varié depuis le 10 mai (5,65 appareils en moyenne au 5 juin contre... 5,66 au 10 mai) ! Toutefois, la part des unité disposant de 6 Potez 63 ou plus avait diminué, par rapport au 10 mai. Comme pour les précédents diagrammes, il s'agit des effectifs totaux et non des appareils disponibles (les GAO 582 et 1/584 n'ont aucun appareil opérationnel, par exemple !). Mais cette situation n'était pas faite pour durer...

Les autres sites de fabrication ne tardèrent pas à être abandonnés puis capturés. Ainsi, l'usine des Mureaux cessa de fonctionner dès le 9 juin. La production s'arrêta donc rapidement, faute d'avoir pu être repliée précocement. Malheureusement, celle des MB-175 et 176****** ne put prendre le relais et combler les pertes. Ces dernières continuèrent donc à enfler inexorablement, sans qu'il y ait moyen d'y remédier d'une quelconque façon.

Ainsi, rapidement, une mutualisation des moyens s'avéra nécessaire. Dès la fin mai, le GR II/55 avait formé un groupement de reconnaissance stratégique avec le GR II/33. Le 12 juin, les unités de renseignement de la Xe Armée furent également regroupées au sein d'un groupement Palangié, sur la BA de Caen - Carpiquet. Il en alla de même, à la même époque, pour les unités de la ZOAE qui formèrent le groupement Anselys, qui rejoignit la 3e DAé le 17 juin pour épauler le GR I/33. Ce même jour, le GR I/35 renforça le GR II/33 (qui subissait alors son 3e renforcement !).

De toute façon, avec la fonte progressive des grandes unités de l'armée de Terre, conserver autant de faibles moyens éparpillés n'était plus forcément nécessaire.

La chasse à la rescousse ?

Dès le début de la guerre, les groupes de reconnaissance durent souvent opérer seuls. Par la suite, ils bénéficièrent d'une protection - et non d'une escorte - de chasseurs. Mais l'attaque allemande et les effectifs limités de la chasse française ne permirent pas d'assurer la pérennité de ce système sur tout le front. L'aviation de renseignement se retrouva donc rapidement à ne pouvoir compter que sur elle-même. Cela explique ses lourdes pertes.

Le regroupement des moyens priva les généraux de l'armée de Terre de leur "longue vue". Or, ils avaient toujours autant, sinon plus, besoin de savoir où était l'ennemi. Ainsi, à partir du 11 juin, l’aviation de chasse dut elle-même se substituer à l’aviation de renseignement pour renseigner les commandements terrestres (comme si elle n'avait que ça à faire !). Ces missions, effectuées à basse altitude par un appareil solitaire, n'étaient pas dénuées de dangers. À titre d'exemple, le 17 juin, le GC I/2 perdit le chef de sa 2e escadrille, le capitaine Raoul Patureau-Mirand, et le GC II/4 y laissa son commandant, le commandant André Borne ; la veille, le GC II/2 avait perdu le Lieutenant Pierre Boissel, dernier tué du groupe.

Malgré leur improvisation totale, ces missions ne manquent pas de faire écho à celles des pilotes des Army Cooperation squadrons de la RAF évoluant sur Curtiss Tomahawk puis North American Mustang, à partir de 1941 (sauf qu'ils volaient généralement par paire et que c'était leur boulot). Cette utilisation des chasseurs était en fait l'avenir de la reconnaissance tactique et même stratégique. Toutefois, dans ce dernier domaine, l'utilisation à haute altitude d'un bimoteur suffisamment rapide était encore envisageable, comme le démontre le succès des de Haviland Mosquito PR IV et Mitsubishi Ki-46 ainsi que, dans une moindre mesure, des Junkers Ju 86 P-2.

Statut quo après la lutte ?

L'armistice de juin 1940 vint figer la situation. La plupart des GAO furent dissous, sauf le GAO 583, basé à Alep. Ne restèrent que 9 puis 8 GR, dont 3 basés en métropole ; tous étaient équipés de matériel moderne en 1940 mais qui n'évolua pas :

GR de l'aviation de Vichy :
Unité Matériel Base
Métropole :
GR I/14 P. 63-11 Perpignan - Labanère
GR II/14 Avignon - Pujaut
GR II/22 Montpellier - Fréjorgues
Afrique Française du Nord :
GR I/22 M. 167-F Rabat - Salé
GR II/33 MB-174 Tunis - El Aouina
GR I/36 P. 63-11 Sétif
GR I/52
Oran - La Sénia puis Marrakech
GR II/52 MB-175 Oran - La Sénia
Afrique Occidentale Française :
GR II/63 P. 63-11 Thiès
Levant :
GR II/39 P. 63-11 Damas

Si l'escadrille de reconnaissance du groupe aérien mixte 555 de Madagascar reçut également des P. 63-11, les deux escadrilles de reconnaissance basées en Indochine n'eurent pas cette chance, les liaisons maritimes et aériennes étant impossibles.

Bien que la production de D.520 reprit, aucun appareil "PR" ne fut, semble-t-il, produit et affecté à la reconnaissance. Quant à l'expérience des chasseurs faisant du renseignement tactique, ayant été un pis-aller, elle ne fut évidemment pas pérennisée. Il fallut attendre le terme de l'opération Torch et le rééquipement des unités de l'armée de l'Air basé en AFN pour que le matériel évolue. À cet égard, seul le GR II/33 fut conservé et rééquipé en Lookheed F-5 Lightning pour la reconnaissance stratégique et Supermarine Spitfire Mk V : les autres groupes furent purement et simplement dissous ou transformés en GB*******.

Conclusion

Ainsi, au 10 mai 1940, si l’aviation de reconnaissance avait pratiquement achevé sa modernisation et disposait de moyens modernes à la hauteur de ses missions, ce n'était pas le cas de l'aviation d'observation. Cela augurait des difficultés pour contrer l'attrition d'une éventuelle campagne. La livraison d'avions neufs était lente et, outre les carences, le personnel mis hors de combat était impossible à remplacer à brève échéance. Les difficultés matérielles, pourtant facilement prévisibles, furent accentuées par l'impossibilité de protéger les appareils ainsi que par la perte d'une partie puis de la totalité des usines de production du Potez 63-11 et l'impossibilité de la combler par la production des MB-175/176. Ajoutons à cela une avance très rapide de l'ennemi et des réactions trop lentes de nos états-majors et on arrive à une conclusion désastreuse :

En mai-juin 1940, le renseignement aérien français a été largement inutile, malgré son matériel moderne et le courage de ses équipages.

Notes :

* Deux écrits permettent de le penser :

  • un rapport du 2 décembre 1939, dans lequel le sénateur Laurent-Eynac écrit : "L'aviation d'observation et de reconnaissance, comme l'aviation de bombardement ne pourront désormais se défendre et remplir leurs offices qu'en rejoignant les caractéristiques de l'aviation de chasse ou en s'en rapprochant, qu'il s'agisse de la vitesse, de l'altitude ou de l'armement." (cité par Alain Marchand dans le Grand Gaspillage des T-3 2e partie, in Le Fana de l'Aviation n°354 mai 1999 p 69)
  • une note du 26 mai 1940 fait apparemment état de "l'impossibilité absolue pour les avions d'observation d'accomplir leur tâche [...] s'ils ne sont pas pourvus de qualités manœuvrières et de vitesse presque comparables à celle des avions de chasse." (cité par le GCA Pierre Boris dans la lettre n°4922 SB 3/3 du 5 juin 1940, adressée à Paul Reynaud, président du Conseil et ministre de la Défense Nationale et de la Guerre)

** Le GR I/39 devait également recevoir des M. 167-F mais vit sa dotation transformée en autant de P. 63-11, au profit du GB I/39.

*** 217 pilotes formés pour 229 appareils en ligne dans les GAO, au 1er mai, selon l'auteur.

**** Collott R, L'observation de 1100 à 11000 mètres, in Icare n°57 1971, p 176

***** Société Nationale de Constructions Aéronautiques du Nord, formée lors des nationalisations de 1936 (enlightened).

****** Le Bloch MB-175 était un MB-174 modifié pour emporter plus de bombes et être ainsi réellement polyvalent. Mais ces moteurs étant peu fiables, on décida de lui greffer des moteurs américains : le MB-176 était né. Il ne fut produit qu'à 1 unique exemplaire avant l'armistice.

******* Le GR I/39 avait disparu fin août 1941, suite à la victoire des alliés en Syrie. En mai 1942, le GR I/22, avait été converti sur LeO 451 et était devenu Groupe mixte I/22, début juin ; il fut renommé GB 1/22 "Maroc", en juillet 1943. Les GR I/14, II/14 et II/22 furent dissous en novembre ou décembre 1942, suite à l'invasion allemande de la zone libre. En AFN, les GR I/36 et I/52 furent également rapidement dissous. Seuls les GR II/52 et II/63 furent conservés et rééquipés en Douglas DB-7 ; ils devinrent en GBM 2/52 "Franche-Comté" et GBM 2/63 "Sénégal" en septembre 1943.

Sources :

  • lettre n°4922 SB 3/3 du 5 juin 1940 du Général Directeur de l'Artillerie au Président du Conseil et ministre de la Défense Nationale et de la Guerre (version numérisée)
  • Collott R, L'observation de 1100 à 11000 mètres, in Icare n°57 1971
  • Comas M, La campagne de France (1ère partie), la bataille du Nord, in Batailles Aériennes n°7 janvier-mars 1999
  • Danel R, Au service de l'armée de Terre, in Icare n°57 1971
  • Ehrengardt C-J, L'aviation française, 10 mai 1940, in Aérojournal n°1 juillet 1997 (via France1940.free.fr)
  • Ehrengardt C-J, Le Glenn Martin 167-F, in Aérojournal n°38 décembre 2013-janvier 2014
  • Ehrengardt C-J, Le Potez 63 1ère partie, in Aérojournal n°25 octobre-novembre 2011
  • Ehrengardt C-J, Le Potez 63-11 2e partie, in Aérojournal n°26 décembre 2011-janvier 2012
  • Ehrengardt C-J et Shores C, L'aviation de Vichy au Combat, Volume 1: Les Campagnes Oubliées , Lavauzelle 1983 (via France1940.free.fr)
  • Fernandez J, Potez 63 Familly, Orange Serie No 8109, MMP
  • Marchand A, le Grand Gaspillage des T-3 2e partie, in Le Fana de l'Aviation n°354 mai 1999
  • Moulin J, Le Bloch 174 et ses dérivés, Profil Avions n°10, Lela Presse 2006

Publié dans Panorama

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