Chasseurs rutharnes

Publié le par Romain Lebourg

Les chasseurs rutharne

Dans mon roman Une histoire d'honneur, le héro et son adversaire sont deux pilotes de chasse. Pourquoi ? et bien parce que, lorsque j'ai commencé à écrire cette histoire, c'était la branche de l'aviation qui m'intéressait. C'était aussi celle que je connaissais le moins mal.

L'histoire commence donc en mars 1939, peu avant un conflit avec la Hongrie. À ce moment, les deux escadrilles sont encore équipées de chasseurs IAR P.11f... enfin, ce sont des P.11b portés au standard f ! Comme en France, chaque avion est identifié par un insigne d'escadrille peint sur le fuselage et un numéro apposé sur le plan fixe de la dérive. S'y ajoute un capot de moteur à la couleur de sa section et, pour les chef, le plan fixe de la dérive :

Numéro de section Couleur attribuée
1 Rouge
2 Jaune
3 Bleu
réserve Blanc

 

Avec l'entrée en guerre, les appareils doivent être plus discrets : l'insigne d'escadrille, la majorité du capot-moteur et le plan fixe de dérive au besoin reçoivent un aplat de peinture vert kaki. Seul l'anneau frontal du capot moteur et le gouvernail échappent à cette mesure. Bien entendu, le numéro individuel est également conservé ; il est blanc à la 5e escadrille  et bleu ciel à la 6e. C'est la décoration portée par le P.11 du capitaine Ilyovak, ci-dessous.

Chasseurs rutharnes

La paix revenue, on décide de changer quelque peu le système d'identification des avions. Sentant qu'un nouveau conflit pourrait éclater à brève échéance, les Rutharnes essaient d'adopter des marques plus discrètes. L'insigne d'escadrille, auxquels les aviateurs se sont montrés très attachés, est réintroduit : il prend place sur le plan fixe de la dérive. Le numéro individuel passe donc sur le fuselage. De plus, comme on souhaite augmenter le nombre d'escadrilles, on abandonne les couleurs pour consacrer le blanc. Dorénavant, le numéro sera donc précédé de celui de l'escadrille. Enfin, l'anneau de couleur sur le capot moteur est conservé ; néanmoins, lorsque cela est possible, l'état-major préconise d'utiliser le cône d'hélice pour plus de discrétion.

Ce sont les marques apposées sur le Cadron C.760R Cyklonj du sergent Dzunkovicz, visible ci-dessous. Comme vous pourrez le constater une nouvelle livrée est introduite. Des rayures ocre beige et des stries marron sont tracées sur la base vert kaki, déjà en vigueur. Ce camouflage particulièrement seyant m'a été inspiré par une photographie du prototype du C.770 ; les couleurs sont, par contre, un choix personnel.

Chasseurs rutharnes

La suite, vous la connaissez : comme les Breda 65, les Cyklonj de la 5e escadrille recevront les marques jaunes de l'opération Barbarossa. On verra en outre apparaître, au cours de la campagne, des marques de victoire sur le plan fixe de dérive, sous la forme d'étoiles rouges. Enfin, sur les Cyklonj II, le gouvernail sera camouflé et recevra un aigle bicéphale blanc.

Publié dans Aparté, Et si ? ...

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